Du paranormal chez Code 60 Live Escape Game

Boum. La porte se referme. Face à vous, un couloir sombre, faiblement éclairé par la lumière des lampes frontales. Pour seule protection, un crucifix. « Préparez-vous à frissonner de peur ! » Code 60 a prévenu. En franchissant l’accès à la cinquième salle de Live Escape Game, située dans la zone commerciale des Avenauds à Gond-Pontouvre, pas de retour en arrière possible. Pour en sortir, il faudra passer les pièces qui regorgent, chacune, de leurs lots de frayeurs. Et des frayeurs, ça ne manque pas. À chaque découverte, on se demande sur quoi on va tomber ou plutôt… qu’est-ce qui va nous attaquer ? En progressant comme chasseur de fantômes, façon Ghostbuster, c’est dans une véritable enquête paranormale que le joueur se lance à ses risques et périls.

Mais c’est surtout à un remue-méninges auquel il faut se préparer. Portes bloquées, codes à déchiffrer, messages à analyser, passages secrets et encore bien d’autres obstacles attendent les plus courageux jusqu’au 2 juin. « C’est une nouvelle expérience qu’on propose, explique Pierre Besson, gérant de Code 60 Live Escape Game. Normalement, ça devrait plaire à tous. »

Petite anecdote. Le Manoir de Laudaunie est inspiré du vieux Château de Laudonie. Autrefois situé à La Rochefoucauld, le bâtiment n’existe plus aujourd’hui. Aucune idée si cette ancienne forteresse charentaise était hantée ou non, mais Pierre Besson a trouvé drôle d’ajouter une note historique. « Ça rend l’histoire plus vraie, plus flippante. Comme si ce que vivent les joueurs dans la salle s’est réellement produit. » Mais chut, la surprise reste toute entière pour ne pas gâcher l’aventure.

Une lampe frontale, un talkie-walkie, un crucifix en bois et c’est parti pour explorer l’étrange Manoir de Laudaunie ! C’est dans sa nouvelle salle éphémère, spéciale paranormal, que Code 60 Live Escape Game accueille son public jusqu’au 2 juin. Une expérience à 32 euros par personne, se jouant de 3 à 5 joueurs et étant déconseillée aux moins de 14 ans.

Deux autres créations de salles en cours

Ce n’est pas la première fois que Code 60 tente l’horreur. En 2018, les joueurs avaient pu découvrir « Sacrifices Cannibales » et, lors du dernier Halloween, c’était l’événement spécial « Massacre au Verger » qui avait fait fureur. Une envie de frissonner de terreur qui séduit. Avant même son lancement, le 23 décembre, « Horroris – Chasseurs de fantômes » détenait déjà une vingtaine de réservations. « Le fait que cela soit une salle éphémère fonctionne bien auprès des clients. Parce que, si vous loupez le coche, vous ratez l’expérience et c’est tant pis pour vous », prévient le gérant.

Une salle dont l’idée de lancement date de février et à laquelle l’entreprise met la main à la pâte depuis juin, pour la terminer une semaine avant Noël. Une grosse quantité de travail qui valait le coup. « On aurait très bien pu rendre la salle disponible en octobre, estime Pierre Besson. Mais le résultat n’aurait pas été le même. Il y avait plein de choses à améliorer, à perfectionner. On était attendu au tournant. »

Et il sait de quoi il parle. Une fois la salle testée, difficile pour les joueurs de la tenter de nouveau, les rouages étant déjà tous connus. « Aujourd’hui, il y a davantage d’escape games qui ferment qu’il y en a qui ouvrent. Il faut sans cesse se renouveler et imaginer de nouvelles salles avec des thèmes différents. »

Il faut sans cesse se renouveler et imaginer de nouvelles salles avec des thèmes différents.

L’anticipation est obligatoire pour pouvoir perdurer dans ce domaine. Une anticipation pour laquelle s’est préparé Code 60, avec déjà deux autres créations de salles en cours.

Pour l’instant, l’heure est à l’horreur. Et, qui sait, peut-être que l’aventure du Manoir de Laudaunie pourrait se prolonger au-delà du 2 juin, si la salle séduit le public.

Pour les amateurs de frisson, il est possible de tester le Manoir d’Ernestine d’Escape Yourself à Angoulême, qui s’attaque lui aussi au paranormal.

Sibylle BEAUNÉE
s.beaunee@charentelibre.fr